L’urbanisme, et si on en parlait?

La manière dont notre espace commun est aménagé, est un sujet important dans les villes. Cela peut être sujet à débats, à polémique, voire parfois à fantasme… surtout en période électorale. Il nous semblait important de nous arrêter quelques instants sur ce thème, qui comme aucun autre, n’est tabou.

Les habitants sont vigilants à la préservation de leur environnement et de leur cadre de vie. Notre équipe travaille de manière à éviter autant que cela est possible les contentieux d’urbanisme. Nous faisons le lien entre les constructeurs et les riverains pour que des compromis ou des consensus soient trouvés. Lorsque cela n’est pas possible, notre équipe s’est plus d’une fois opposée à la construction d’immeubles par la non-délivrance d’un permis de construire. Presque à chaque fois, nous avons perdu devant la justice, le droit de propriété étant particulièrement bien défendu.

La ville du Relecq-Kerhuon est attractive. Son emplacement en bord de mer, sa situation par rapport aux axes de circulation et son cadre de vie, que nous avons beaucoup contribué à améliorer, participe à cette attractivité.

La ville du Relecq-Kerhuon est également dense. Son urbanisation s’est faite entre les années 1970 à 2000. Depuis notre arrivée aux responsabilités en 2008, aucun espace naturel et classé comme tel n’a été urbanisé. Nous avons principalement amélioré des programmes lancés antérieurement, comme par exemple les lotissements des portes de la Rade, celui de Poul Ar Feunteun ou celui de Damany.

Le seul programme d’ampleur mis à l’urbanisation depuis 2008 est le futur lotissement en haut de la rue du commandant Charcot.

Pour ces projets, nous avons veillé à la limitation de la taille des parcelles et à la qualité du traitement des aspects environnementaux (respect des espaces boisés, conservation des talus, traitement des eaux pluviales, tracé de la voirie…).

Dans le cadre de ces projets également, afin de maintenir la mixité sociale dans notre ville, nous avons renforcé l’obligation de construction de logements conventionnés. Le Relecq-Kerhuon n’est pas et ne doit pas être une ville réservée à quelques-uns. 

De ce point de vue, nous ne faisons tout d’abord que respecter la loi qui oblige notre ville à avoir 20% de logements conventionnés. Au Relecq-Kerhuon, nous en sommes à près de 19%. Ensuite, c’est un choix que nous avons fait : nous souhaitons en effet que notre ville soit accessible à toutes et à tous. La mixité sociale est nécessaire et nous y avons travaillé tout au long du mandat.

Bien souvent, l’urbanisme n’est vu que par la fenêtre de sa propre commune, voire de son propre quartier. Les constructions et aménagements au sein de notre commune respectent le Plan Local d’Urbanisme (PLU) métropolitain, ce PLU ayant été lui-même travaillé et adopté en lien avec le schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Pays de Brest qui vise à la préservation des équilibres environnementaux sur le nord de notre département.

Pourquoi? Tout simplement car il y aurait un non-sens à vouloir urbaniser des terres loin des villes. Cela entraînerait une augmentation des déplacements donc de la pollution. Ensuite, il faudrait urbaniser des espaces aujourd’hui non-constructibles et des terres agricoles. L’écologie est importante, elle nécessite de penser l’espace dans sa globalité et d’agir localement. C’est ce que nous faisons. Pour prendre nos décisions, nous ne nous arrêtons pas aux « frontières » de la ville. Nos décisions en la matière s’inscrivent dans une cohérence sur l’ensemble du territoire, bien au-delà de notre ville ou de notre métropole.

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